dimanche 1 octobre 2017

René Massette nouveau Président du Conseil Départemental 04

Les élections ont donc désignées René Massette comme le nouveau Président du Conseil Départemental des Alpes de Haute Provence, mais aussi les Vice-présidence suivante :
  • Nathalie Ponce Gassier, première vice-présidente,
  • Pierre Pourcin, deuxième vice-président,
  • Geneviève Primiterra, troisième vice-présidente,
  • Jean-Claude Petrigny, quatrième vice-président,
  • Brigitte Reynaud, cinquième vice-présidente,
  • Jacques Brès (LR), sixième vice-président,
  • Isabelle Morineaud (LR), septième vice-présidente,
  • Jérôme Dubois, huitième vice-président,
  • Clotilde Berki (UDI), neuvième vice-présidente.

Félicitations à eux pour ces élections.
N'étant plus au PS et encore moins en Marche j'ai cru comprendre que pour lutter contre le "ni droite ni gauche" de La République en Marche, il faudrait compter avec le "de droite et de gauche" des vieux partis politiques qui désirent faire de la résistance.
Au-delà de l’attelage inattendu de cette nouvelle majorité (PS - LR), il convient de s'interroger sur ce dont il est le révélateur, et les risques / opportunités qui pourraient en découler.
Que l'on puisse travailler localement avec des élus de droite et de gauche sur des projets utiles au territoire j'en suis convaincu : à mon petit niveau j'ai pu travailler avec Jean-Claude Castel (maire de Corbières qui ne peux pas être soupçonné de gauchisme) sur la mise en place du service SIG mutualisé entre les agglomérations de Manosque (DLVA) et celle de Digne (PAA), et sur le Plan France Très Haut Débit pour le déploiement de la Fibre Optique par Orange grâce à Patricia Granet à l'époque première vice-présidente en charge du numérique.
Mais à mon sens nous ne sommes pas dans ce cas de figure, car à entendre René Massette et Jacques Brès, il s'agit pour les deux groupes de co-gérer le Département pour que chaque territoire soit équitablement considéré. Soit, mais ce n'est pas ce projet politique-ci qui va permettre à notre territoire de rayonner davantage.
Peut-être bien que les marges de manœuvres budgétaires sont si réduites que la couleur politique ne peux guère influer les décisions de cette assemblée, sachant que les gros chantiers sont déjà lancés (RN85, pont de Manosque notamment), nous risquons de voir passer trois ans et demi de mandat restant dans une gestion molle du quotidien.
Alors que sur le numérique maintenant que le Schéma Départemental de l'Aménagement Numérique (SDAN) et le Schéma Départemental des Usages Numériques (SDUN) sont publiés il faut foncer pour ne pas prendre de retard sur d'autres départements ! Le Département a toute l'ingénierie qu'il faut pour accompagner les territoires dans cette nécessaire transformation numérique dont nos territoires ruraux ont besoin pour se revitaliser !
Espérons qu'une vice-présidence au numérique soit préservée et incarnée par une personne désireuse d'aller de l'avant sur tous ces dossiers (Fibre optique, Wifi territorial, silver économie, boucle optique, e-tourisme, etc.), l'avenir nous le dira ...
Mais plus profondément, une inquiétude me taraude vis-à-vis du pouvoir que les élus de droite possède au sein de cette majorité PS - LR, quand à l'avenir même de notre département.
En effet dans le contexte actuel, l'avenir des Conseils Départementaux est sur la sellette. Trois scenarii possibles d'ici à 2022 :
  • statu quo pour nos deux départements sud-alpins,
  • disparition des départements au profit des Régions et des Intercommunalités,
  • fusion des départements ruraux, donc fusion 04-05.
Je ne parlerai ici que du dernier cas qui pourrait être problématique pour l'avenir de l'Est du 04. Les forces politiques en présences font que si des discussions devaient être lancées dans l'objectif d'une fusion les élus LR seraient en position de force sur les deux départements. Cela pourrait être un avantage pour que les discussions puissent se faire d'égal à égal avec une perspective commune ...

Mais vu l'attirance d'une partie des élus du bassin manosquin par rapport à la Métropole Aix Marseille Provence je crains qu'il n'en soit rien et que l'axe Manosque - Sisteron - Gap soit privilégié au détriment du bassin dignois alors qu'il possède des atouts singuliers et complémentaires de l'axe Durance.

Si nous arrivons à travailler de manière constructive avec Jean-Claude Castel sur un service mutualisé entre DLVA et PAA c'est que nous avons la même vision pour l'avenir de nos territoires et que celui-ci passe par le renforcement de nos compétences qui enrichissent nos intercommunalités respectives.

C'est cette vision commune et partagée qui semble manquer à la nouvelle équipe départementale et cela pourrait s'avérer mortifère pour nos territoires ruraux qui ont besoin du Département comme appui aux projets structurants. J'espère sincèrement me tromper, la nouvelle équipe a les cartes en main pour me faire mentir, mais en bien ou en mal elle sera comptable de cette moitié de mandat décisive dans un contexte national tendu.

vendredi 7 juillet 2017

Mes indemnités communales et intercommunales

Par transparence et pour explication de texte je reviens en diagonale sur mes indemnités de conseiller municipal et de conseiller intercommunal avec délégation (voir la partie uniquement municipale de 2014 à 2016).

Petit rappel : 

je suis fonctionnaire titulaire de catégorie B dans la fonction publique territoriale au sein du Conseil régional PACA,

  • A ce titre je perçois un traitement (qui est une rémunération mais pas un salaire car comme tout fonctionnaire j'ai un statut et rempli une fonction, mais pas de contrat de travail), 
  • Assumant une délégation depuis les élections municipales de mars 2014, je touche une indemnité mensuelle de 255 euros net, 
  • Assumant une délégation au sein de l’exécutif intercommunal depuis début 2017, je touche une indemnité mensuelle de 615 euros net, 
  • Ayant une délégation je bénéficie d’un crédit d’heures lié à l’exercice de mon mandat local (Code Général des Collectivités Territoriales L2123-1 et L2123-2) permettant de disposer du temps nécessaire à l'administration de la commune de 105 heures trimestrielles pour une commune de 10 000 à 29 999 habitants, 
  • Ces heures non-travaillées au sein de ma collectivité ne sont pas rémunérées car je perçois une indemnité d'élu. 


Ceci étant posé voici un petit calcul auquel je me suis livré pour le premier trimestre plein d'exercice (Avril - Mai - Juin 2017) :

  • J'ai donc touché 255 euros net mensuel d'indemnités d'élu municipal + 615 euros net mensuel d'indemnités d'élu intercommunal
  • J'ai dépensé pour ce trimestre 91 heures annuellement de crédit d'heures, qui correspondent à 91 heures ce trimestre non rémunérées par mon employeur, ramené à un montant mensuel cela donne à la louche : 91 h /3 mois = 30 heures 20 par mois * 14 euros ~ 425 euros net par mois de perte de salaire
Sur le trimestre qui vient de passer on peut donc considérer que j'ai touché en moyenne pour exercer mes délégations : 255 (municipales) + 615 (intercommunales) - 425 = 445 euros par mois.

vendredi 9 juin 2017

Pacte du logiciel libre - Législatives 2017


Je me suis proposé comme responsable de la première circonscription des Alpes de Haute Provence pour relayer auprès des candidats la campagne de l'APRIL :


LE PACTE DU LOGICIEL LIBRE
Un commun informationnel à protéger et à développer.

Je suis candidate aux élections législatives 2017.

J'ai conscience que :

- le travail des acteurs du Logiciel Libre participe à la préservation des libertés fondamentales dans une société informatisée, au partage du savoir et à la lutte contre la «fracture numérique». Il constitue également une opportunité pour le public mais aussi pour l'indépendance technologique et la compétitivité de la France et de l'Europe

- le Logiciel Libre est un commun informationnel à protéger et à développer. Son existence repose sur le droit pour un auteur de divulguer son logiciel avec son code source et d'accorder à tous le droit de les utiliser, les copier, les adapter et les redistribuer, en version originale ou modifiée.

Je m'engage donc à :

- promouvoir et défendre la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans les administrations, établissements publics et collectivités territoriales;

- défendre les droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels libres, notamment en demandant la modification de toute disposition légale fragilisant ces droits et en m'opposant à tout projet ou proposition qui irait dans ce sens.


Vous pouvez suivre les signatures du pacte à l'adresse : https://campagnes.candidats.fr/legislatives2017/?action=liste_candidats&circonscription=2096

Les signataires sont à cette heure :

  • Delphine Bagarry (LREM)
  • Claire Bouvier (UPR)
  • Colette Charriau (EELV)
  • Emmanuelle Gaziello (LFI)
  • Bruno Potié (DIV)

mardi 9 mai 2017

Au lendemain de l'élection présidentielle 2017 ... redécouvrir la démocratie

La Présidentielle est derrière nous, au delà du résultat final quels enseignements en tirer ?
  1. la personnalisation de la Présidentielle écrase la vie politique française pendant des mois (primaires comprises),
  2. de manière globale la communication politique a pris le pas sur le débat d'idées,
  3. la défiance des citoyens envers leurs représentants politiques est très importante,
  4. la tendance est à la remise en cause des contre-pouvoirs sans discrimination : médias, sondages, syndicats, partis politiques, journalistes, juges, services de l'Etat, collectivités locales ...
  5. cette défiance commence à s'étendre à l'administration française via la défiance envers "le système".
et c'est peut-être ce dernier élément qui me rend le plus inquiet sur notre avenir commun ... car il est tellement facile de mettre tout et n'importe quoi dans "le système" que des dysfonctionnements connus dans toutes les démocraties deviennent des "manœuvres de l'oligarchie pour conserver le pouvoir" (je fais court mais l'idée est là).

Ne mélangeons pas tout ... que certains essayent de conserver et de renforcer leur pouvoir, quelque soit le nom que l'on puisse lui donner (oligarchie, aristocratie, ploutocratie, gérontocratie, technocratie, etc.), beaucoup de nos concitoyens en sont persuadés, c'est le symptôme que nous sommes à la fin d'un cycle et il apparaît que la démocratie dans notre pays est à reconstruire, ce constat fait de plus en plus consensus.

Mais tout remettre en cause, et mettre en cause l'ensemble des citoyens qui participent au processus démocratique tel que nous le connaissons actuellement, de façon aussi violente et sans discrimination, SANS CONNAÎTRE CE PROCESSUS DÉMOCRATIQUE ET LE CONTRÔLE CITOYEN QUI S'EXERCE À CHAQUE ELECTION, est au mieux de l'ignorance, au pire de la démagogie cynique.

En effet après avoir lu beaucoup d'informations tronquées ou orientées sur les réseaux sociaux sur "les fraudes massives / les radiations louches / les sondages avaient tout prévu comme par magie ...". Je parle bien d'informations tronquées et/ou orientées, ces informations ne sont pas fausses, par exemple : il y a bien presque 12 millions de non-inscrits ou de mal-inscrits sur les lites électorales, et c'est un vrai problème démocratique.

Par contre après avoir discuté avec plusieurs personnes (de tendance mélenchoniste mais aussi lepéniste) ayant relayées ces informations tronquées, je me suis aperçu que le fonctionnement d'un bureau de vote était une totale inconnue pour les citoyens, et je ne parle même pas des contrôles citoyens possibles (possibilité de faire assesseurs, contrôle du scrutin par les délégués de candidats, rôle des scrutateurs, possibilité d’émettre de faire inscrire des remarques sur les procès verbaux, conservation de l'ensemble des bulletins et feuilles d'émargement en cas de demande de recomptage, publication orale et écrite des résultats par le président au sein bureau de vote, centralisation des résultats au niveau communal, transmission au services de l'Etat, publication en OpenData des résultats bureau de vote par bureau de vote, etc.).

D'un côté cela dénote une redécouverte des processus démocratiques et c'est une bonne chose, mais comme il est bien plus facile et confortable de trouver des fausses informations sur Internet que de passer une journée à tenir un bureau de vote, le doute s'installe dans les esprits.

J'ai donc essayé à mon petit niveau de participer de cette documentation de ces processus sur mon compte Twitter en réalisant un "reportage" sur le fonctionnement d'un bureau de vote, disponible à cette adresse : https://twitter.com/i/moments/861850702649360385



J'ai aussi pris des photos concernant le processus de dépouillement et de contrôle de la sincérité du scrutin, mais vu que j'étais acteur de ce même processus il m'était impossible de twitter en même temps, mais j'espère avoir un peu de temps pour mettre tout ça en ligne prochainement.

A l'heure du buzz en 140 caractères (ou moins d'ailleurs), il est temps de se réapproprier le processus démocratique car la démocratie n'est pas extérieure aux citoyens, elle en est juste l'émanation.

La démocratie est un bien commun, à chacun de s'en saisir car
nous sommes le système.

mardi 25 avril 2017

Résultats premier tour élections présidentielles 2017 - Alpes de Haute Provence (et abstention)

Voici les résultats du premier tour des élections présidentielle de 2017 pour les Alpes de Haute Provence :

Inscrits : 126579
Votants : 102257
Nuls : 743
Blancs : 1801
Exprimés : 99713


LE PEN 24463 - 24,53%
MELENCHON 22448 - 22,51%
MACRON 19960 - 20,02%
FILLON 18442 - 18,5%
HAMON 4983 - 5%
DUPONT-AIGNAN 4860 - 4,87%
LASSALE 1721 - 1,73%
POUTOU 1178 - 1,18%
ASSELINEAU 932 - 0,93%
ARTHAUD 521 - 0,52%
CHEMINADE 205 - 0,21%


Mais ces pourcentages sont obtenus sur la base des votes exprimés, que se passe-t'il lorsque l'abstention est comparée aux scores des différents candidats ? Réponses en un graphique :



Abstention  19,21%
Nuls  0,59%
Blancs  1,42%

LE PEN  19,33%
MELENCHON  17,73%
MACRON  15,77%
FILLON  14,57%
HAMON  3,94%
DUPONT-AIGNAN  3,84%
AUTRES 3,60%


Conclusion : 

Vu les résultats relativement serrés des 4 premiers candidats dans le département (mais au niveau national aussi) comparé au taux d'abstention, notre système démocratique semble bien rouillé, et la gifle que ce sont pris les différents partis dis de gouvernement n'en n'est qu'un symptôme ...

Les changements institutionnels et politiques ne pourront venir que de la base citoyenne et non d'en-haut. La confiance des citoyens envers nos représentants politiques est clairement érodée, il faut reconstruire la démocratie en partant des citoyens.

mercredi 5 avril 2017

Linky et données personnelles

Avant le Conseil municipal de Digne-les-Bains du 30 mars 2017 je suis allé à la rencontre du collectif Refus Linky Digne mené par le Dr Joël Delannoy, lequel m'a interpellé sur les données personnelles collectées par le compteur intelligent Linky.

Je vous livre ici sous format brut les résultats de mes recherches sur le sujet.

Pour faire court, en 3 minutes le résumé des problèmes de vie privée que soulève les compteurs Linky à partir de 8 minutes 30 :




Avec les données du compteur intelligent il est possible de savoir à quelle heure vous avez allumé votre bouilloire, que vous avez lancé votre machine à laver, quelle chaîne de télévision vous avez regardé (!). Ces données collectées (aujourd'hui il n'est pas possible de s'y opposer de manière simple) peuvent alors être vendues à des tiers par l'opérateur. L'objectif pour ces tiers : croiser des données pour connaître finement vos habitudes afin de vous faire rentrer dans un "profil type" auquel correspond des habitudes d'achat, des modes de consommation, des opinions politiques ou religieuses, etc. Puis de revendre ses données agrégées à des sociétés qui veulent faire du ciblage commercial ou politique.

Un exemple très parlant et factuel lié au ciblage politique :


Au passage je ne résiste pas à vous partager le coup de gueule légitime du démocrate américain Michael Capuano concernant la captation et l'utilisation commerciale de données personnelles :



Pour en revenir aux compteurs apparemment il y a bien un soucis par rapport aux préconisations qu'a émis la CNIL sur les compteurs intelligents. Un cabinet d'avocat a mis à disposition gratuitement tout un mémoire sur ce point ainsi que des courriers de saisie de la CNIL ou délibérations à prendre pour les communes https://www.artemisia-lawyers.com/fran%C3%A7ais/publications-et-interventions/compteurs-linky

D'ailleurs dans le bilan 2016 de la CNIL nous pouvons trouver :

Les tendances émergentes

Les plaintes reçues permettent à la CNIL d’identifier de nouvelles tendances :
  • compteurs communicants (15 plaintes, notamment de mairies, qui pointent un manque d’information sur l’installation des compteurs, les données collectées, leurs destinataires).
Personnellement autant les ondes électromagnétiques qui sont générées par un tel compteur ne me semblent pas présenter de réels dangers par rapport à la santé (en comparaison d'une box Wifi par exemple), autant sur les données personnelles je considère que les préconisation de la CNIL sont toujours celles à suivre pour garantir les avancées technologiques en préservant nos libertés individuelles et publiques.